COUPOLE DE GUERISON
- Tu sais, j’ai rencontré un ami architecte à Berlin.
- Il paraît que c’est une ville surprenante, intégrant de mieux en mieux une idée dynamisante de l’écologie urbaine.
- Oui, les zones cyclables, les espaces verts, les transports en commun, la gestion des véhicules, bien des facteurs de pollution sont pris en compte et des solutions parfois simples semblent trouvées.
- D’aucuns pensent que les Allemands sont plus disciplinés et conscients des enjeux environnementaux.
- Comme tout, ce cliché est à relativiser…Mais, au fait, quel est le lien de tout ceci avec le monde sphérique qui te hante depuis quelques temps ?
- Presque rien, un certain regard sur l’architecture d’un bâtiment berlinois accueillant un centre d’aide pour alcooliques.
- Je remarque sur la photo cette approche de coupole, un peu comme une sphère en devenir, qui émerge du toit…
-…pour mieux éclairer l’espace intérieur.
- Tu penses que cela peut aider les personnes en manque d’alcool.
- Le volume hémisphérique, proche du ventre maternel, peut devenir un des facteurs d’amélioration des conditions de vie des êtres en souffrance.
- Je me souviens d’un professeur d’architecture qui rapportait les effets apaisants d’une projection d’images de verdure sur une coupole pour des malades psychiatriques.
- Cela se conçoit. Mais que se passerait t’il si ces personnes étaient placées en des ambiances rouges et orangers ?
- Je ne l’envisage même pas. Peut-être mon côté parfois trop positif.
- En tous cas, tu as maintes fois pensé à une cabine sphérique de soins, utilisant la couleur et les sons pour déclencher chez les personnes des ouvertures vers leur prise en charge personnelle de leur chemin de guérison.
- Seulement pensé, jamais réalisé. J’ai encore trop peur de mal faire, si loin de la perfection sphérique.
- Tu as bien fait de ne rien faire !