L’AFFLEURE

Publié le par vahram

 

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Le petit homme fait sa marche journalière. Il a vieilli, qui sait mûri aussi, du moins l’espère t’il. Il souhaite s’approcher de la Sagesse, mener son chemin de vie restante en Paix. Au détour du bois, une grille l’interpelle :

- Salut, je suis d’acier et de rouille. Je protège et défend…

- Bonjour ! Que défends tu ?

- La liberté.

- Génial ! Pas facile. Comment fais tu ?

- Je t’empêche, par exemple, de tuer et cueillir les fleurs-boules dans le jardin.

- Je n’en avais vraiment pas l’intention.

- C’est pourquoi j’ai su que je pouvais te parler.

- Je t’en remercie. Mais tu dois savoir que j’ai de la difficulté à t’apprécier. Je ne sais pas si je suis en prison, ou la fleur, là.

- Ni l’un, ni l’autre. Je suis l’émanation de la possessivité de certains humains.

- Et leur agressivité, parfois. Je n’aime pas couper des fleurs pour les mettre en un vase.

- Cela peut quand même avoir son charme et même faire du bien, en une chambre de malade par exemple.

- Discutable. Mais bon…merci de me rappeler que le yin appelle toujours le yang.

- Et vice versa.

- Quoi qu’il en soit, ces fleurs violacées sont superbes, qui plus est en sphère quasi parfaite.

- Oui, mais pourquoi encore parler avec des mots de combat ? « Le viol, assez ! ».

- Je n’ai pas pensé une seconde en ces termes, à cette expérience déchirante,

si lourde à vivre.

- Cela m’étonne de toi, avec ton esprit toujours à la recherche de jeux de mots.

- Je reste plutôt silencieux devant la beauté simple de cette fleur sphérique.

- Nous y voilà, fou des boules !

- J’ai pensé que seule une balle, bien souple, pouvait sauter par-dessus toi, grille d’acier, et aller rejoindre la fleur.

- Et les insectes, les abeilles, l’air, l’eau ? Reste simple.

- Sans parler des oiseaux …

- En tous cas, merci petit homme de ne pas me rejeter. J’ai les nerfs à fleur de peau, près à devenir barbelé !

- Calme toi, chacun à son rôle, sa place. Tu es aussi un des divers visages de Dieu.

- Cette pensée ne m’avait jamais effleuré. Tu as toute ma gratte habitude.

- En plus, tu es drôle !

- Gratitude, petit homme, gratitude !

 

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M
<br /> Les barbes laids ne sont pas si méchants que ça finalement, et j'adore aussi les boules rondes qu'ils protègent et qui me semblent être une sorte de fleur d'oignon. Amitiés petit homme, j'aime<br /> avoir de tes nouvelles<br />
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