TRIANGLE SPHERIQUE
Le petit homme aime aussi la triade. Le triangle lui parle, force de la trinité par exemple. Alors lorsque le triangle devient sphérique, c’est la jubilation.
A force de travailler sur un écran en deux dimensions, on en oublie la troisième, la direction du Ciel. Ainsi aplati on souffre, se sentant sans épaisseur, vide de sens. Puis, un jour, fatigué de tant de souffrances physiques, émotionnelles et mentales, l’on se tourne vers le Trois.
Ce peut être long, surtout de nos jours, en ce monde binaire. Pendant longtemps, le petit homme s’est interdit le doute. Ce devait être oui, ou non. Jamais peut-être, la pensée des tièdes, rejetés par un dieu vengeur.
Mais comment pouvait t’on croire en un dieu capable de non amour ? D’aucuns diraient « Il est tout, même la peur ». Le petit homme n’y croit pas. La vision du triangle, toujours à plat sur la feuille de la vie ne le satisfait plus.
La dimension apportée par la sphère lui redonne espoir, comme une voile gonflée par le vent. Il avance, lentement, mais il avance négation, doute, certitude, négation, doute, certitude…