NOUS
Un superbe « je suis parce que nous sommes » viendr
ait d’Afrique et se dirait « ubuntu ».
Le petit homme n’essaye pas de vérifier l’information, tirée de la toile planétaire, qui le ravit en l’état.
Cela doit se prononcer « oubountou » se dit t’il simplement.
Très vite, jouant avec ce baume-mot, dès que son moral baisse, il s’aperçoit que ce « nous » peut aussi s’avérer une prison.
Question de regard, d’acceptation pour éviter de transformer le « nous » de l’Unité en dépendance trop forte.
Il a conscience d’être lié à de nombreux êtres connus et inconnus. Cependant il garde en lui une peur d’esclave, d’être dominé, manipulé.
Réminiscence de vies antérieures ? Eclairages sur des morceaux de son existence actuelle ? Qui sait vraiment.
Décidant de ne plus rester dans le négatif, le petit homme cherche le « nohis » salvateur, tel qu’une amie lui avait révélé une nuit en son sommeil.
Lui vient alors à l’esprit le dessin d’une modélisation de la constitution de la vie, trouvé dans un livre sur les énergies vitales.
Des sphères enchâssées y symbolisent divers niveaux, où le corps physique humain est par exemple représenté par une triade des systèmes neurosensoriel, rythmique, métabolique.
Certes les explications, entre sciences et ésotérisme, sont complexes, parfois peu imaginables.
Mais cet œuf cosmique modélisé parle au petit homme. Une énergie subtile en émane.
Peu décryptable en sa conscience actuelle, mais intéressante, voire belle illustration du « nous ».