L'ERE DE L'AIR
- Un peu bateau ton titre. Que vas-tu nous conter là ?
- Je ne sais pas encore. Je pe nsais parler de cette image montrant le volume qu’occuperait l’atmosphère terrestre par rapport à la sphère planétaire.
- Et alors, à part un dessin, pompé on ne sait d'où, qu’est ce que cela nous apporte de savoir cela ?
- Déjà, j’en conviens, que je n’ai même pas pris le soin de noter la référence du site où j’ai trouvé cette image et cette information.
- Bon, le pillage du travail des autres est devenu mon nez courante…
- …courant ! un nez !
- Oui, ce qui sert à respirer un air de moins en moins sain.
- Il est vrai que même à la campagne, j’ai été agressé par des odeurs nauséabondes, de nuit…On m’a dit que c’était les produits utilisés par l’agriculteur, à côté.
- Pas bio pour un sou.
- Mais sentir mauvais veut t’il dire que c’est dangereux pour la santé ?
- Tu ne manques pas d’air de poser autant de questions insolubles.
- Justement si. Je sens un déficit aérien, surtout depuis que le volcan s’est réveillé !
- Ah, il faut se méfier du volcan qui dort…
- Tes allusions à propos de cette femme sont déplacées.
- C’est ça, oui, prends un air détaché et dis moi qu’elle ne t’attire pas malgré sa froideur et son air un peu hautain.
- Peut-être…mais quel lien avec cette image terrestre ?
- Oh rien d’original, la terre-mère, l’air dans ses relations avec le feu…
- …et les eaux…des cycles à la fois connus et mystérieux. En ce moment, tout cela me déprime. Je préfère un air champ thé, même enchanté !
- D’accord, cela te permettra de recouvrer ta santé et arrêter d’écrire des textes trop spontanés, sans queue ni tête.
- Est-ce possible ? Qu’avec un corps ?
- Et tu penses que tes lecteurs vont rire, là ?
- Pas vraiment, mais, au moins, j’aurai essayé !
- Un coup d’épée dans l’eau…
-…après avoir battu l’air !
- Décidément, ce soir, rien ne te fera brûler.
- L’air chaud ne m’attire pas. Je préfère sentir le vent frais sur ma peau réchauffée au soleil de Provence…
- Et voilà qu’il joue au poète maintenant.
- Oh, loin de moi cette prétention... c'était seulement pour finir sur un air assaini.
- Joli ! Nettoyer la pollution terrestre par la poésie…
-…cent mots, si tu veux me pl'air…